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La crise sanitaire liée au Covid-19 a favorisé la pénurie de personnel déjà en cours depuis de nombreuses années. D’après l’étude menée par l’UMIH, 150 000 agents de l’hôtellerie-restauration ont décidé de changer de métier depuis le mois de mars 2020 pour faire face à la fermeture des établissements et aussi à la pénibilité du travail, à la non-valorisation des horaires de nuit et jours fériés, au problème de rémunération et à la difficulté de service. Et de leur côté, les restaurateurs vont connaître des difficultés de recrutements jusqu’au printemps 2022.

Un manque de bras dans le secteur hôtellerie-restauration

Depuis la réouverture progressive des restaurants et des bars, les restaurateurs sont inquiets par le manque de serveurs, serveuses et cuisiniers au sein de leur établissement. Il a justement été évalué que les difficultés de recrutement anticipées par ces employeurs représentent 41,3% des projets d’embauche de l’année 2021 pour le secteur de l’hôtellerie-restauration.
Et le directeur de Gira conseil, Bernard Boutboul, invite même ces derniers à changer leurs méthodes de travail pour s’adapter à la situation et pour garantir le maintien de leur activité.
Comme il l’a expliqué : « Il sera donc encore plus compliqué dans les mois et les années à venir de trouver du personnel qualifié et motivé … La crise aura aussi permis une prise de conscience sur la nécessité de changer ses méthodes de recrutement et de fidélisation des collaborateurs ».

Quelques suggestions pour pallier au problème

Parmi les stratégies à adopter pour faire face à ces difficultés de recrutement dans la restauration, il y a lieu de citer :

  •  la valorisation des métiers de l’hôtellerie-restauration
  •  l’amélioration des conditions de travail des salariés
  •  la réorganisation des plannings de travail
  •  la revalorisation de salaires
  •  la diversification des profils
  •  le recrutement de plusieurs petits contrats
  •  l’adoption de la cooptation en interne
  •  la proposition d’un nouveau type de rémunération
  •  l’attribution de temps pour la formation des collaborateurs
  •  et la diversification des tâches.

Quid des saisonniers ?

Par ailleurs, il est également important de tenir compte des cas des saisonniers. D’après le président de l’UMIH, le secteur de l’hébergement-restauration a besoin d’environ 300 000 saisonniers chaque année. Donc, il en faut encore davantage cette année et l’année prochaine pour résoudre le problème de difficultés d’embauche.
Quoi qu’il en soit, il ne se montre pas inquiet. Il a annoncé : « Je suis convaincu qu’on arrivera à embaucher parce qu’on a une appétence de jeunes étudiants qui vont vouloir d’un emploi d’été. Je suis optimiste là-dessus ».

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oct. 25, 2021