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L'EHL pour les intimes, s'est adaptée à l'ère du temps et compte parmi les plus reconnues sur le marché des grandes écoles de commerce orientées vers l'industrie hôtelière. Elle forme aux métiers de l'accueil, du management et de la gestion, plus de 2800 étudiants. Beaucoup d'entre eux sont suisses, mais l'école rassemble plus de 110 nationalités. Tous sont réunis sous les mêmes principes : l'excellence, le savoir faire et le savoir être.
Nous avons suivi durant 2 semestres trois étudiants en année préparatoire et deux autres en fin de parcours.
Alexandre Charles, 18 ans, sa Matu en poche, il entre en année préparatoire.
Emma Pitet a 21 ans, née dans la région lémanique, elle débute son parcours dans cette école internationale.
Tout comme Alexandre Attia, 19 ans, enfant de la Bâle il aborde ce premier semestre avec confiance.
Anina Von Finckenstein a 21 ans, elle commence son avant-dernier semestre. La jeune bâloise ne vise rien de moins que l'excellence.
Afrim Beca a 27 ans, il entame son tout dernier semestre. Ce qui intéresse le bouillant Afrim : entreprendre.

Les débuts d'Emma

Pour Emma c'est le grand jour, comme tout ceux qui commencent l'EHL en année préparatoire, elle s'apprête à vivre six mois sur le campus de l'école. "C'est des bagages pour six mois ça Emma ?

-Je suis censée rentrer dans une semaine mais je me suis dit, je prends déjà le stock

Pour l'admission se sera au fond du couloir, tu verras c'est les gens qui sont... Il y a des couloirs pour chaque nom. Tu prends tes clés, tu récupère un peu de matériel, après tu reviens et tu prends tes choses et puis on descend au campus, on trouve la chambre

-Ok très bien, merci beaucoup alors

Près de 400 nouveaux étudiants intègrent l'établissement deux fois par année et à chaque rentrée, l'école est en effervescence. Après avoir pas mal hésité, Emma a trouvé sa voie mais cette fois elle est sûre de son choix.

-Emma, vous avez la chambre 706, bâtiment E. À l'intérieur : clé de chambre, carte avec déjà 10 francs dessus. Vous pouvez aller à la chambre quand vous le souhaitez. Demandez à des étudiants qui sont devant la réception de vous accompagner poser vos bagages.

-Merci beaucoup alors.

-C'est bon, est-ce que tu sais où c'est ? Tu parles français j'imagine

-Oui

-Alors on y va, je vous accompagne. Je vais vous prendre une valise comme ça je vous soulage un petit peu. Tu verras, tu rencontres énormément de monde qui viennent de plein de villes différentes. Tu passes beaucoup de temps avec eux donc c'est assez agréable d'être sur le campus, question confort et puis on est très bien loti ici, on a les cuisines à disposition, le bar et cetera... donc c'est vraiment génial ça fait partie de la tradition un peu aussi. Toutes les premières années sont sur le campus

-Ah mais c'est grand quand même ! Je m'attendais à beaucoup plus petit. Ah c'est trop joli ! Parfait...

-Alors qu'est-ce que t'en penses ?

-Franchement c'est beaucoup plus grand que ce que je pensais du coup je suis un peu rassurée ! J'avais un peu peur en arrivant, mais c'est très sympa et en plus vu qu'il y a le fitness en dessous c'est assez pratique.

-11h30-13h30 repas offert, cérémonie d'ouverture, mais en fait dans tout... je crois que mon programme c'est vraiment de rendre tout les trucs obligatoires ? Le contrôle des diplômes, les livres scolaires, contrôle des habitants, ce que je n'ai pas...

-Vous madame vous avez fait une école de ce type là ?

-Pas du tout, non. Moi j'étais d'abord infirmière et puis maintenant je suis psychologue en pédopsychiatrie, alors c'est pas du tout dans le monde du management... c'est le service mais le service de la santé ! Ça représente un engagement financier important mais c'est un cadeau, on le prend comme un cadeau qu'on lui offre et puis pourvu que ça lui ouvre une voie...

-Auquel j'ai aussi participé

-Auquel elle a largement contribué, c'est vrai ! Parce qu'elle a travaillé vraiment pour pouvoir aussi participer aux frais

-Mais c'est un beau cadeau que vous me faites aussi

-Et puis en plus comme tu en avais envie, tu t'y es beaucoup engagé

-Oui

-Quand on est motivé à quelque chose et puis qu'on se donne les moyens d'y arriver eh bien c'est ça qui compte.

Très motivée Emma ! L'année préparatoire est devisé à près de 40 mille francs.

Premier jour d'Alex

Alex découvre également le programme du jour. Il a choisi l'EHL après avoir suivi le camp d'été organisé par l'institution.

-10h - petit déjeuner... obligatoire... bon...

-Bon et si on allait commencer à chercher ton matériel professionnel, ta mallette de couteaux, tes livres scolaires ? Comme ça on avance parce qu'après tu seras un peu dans le rouge.

-Oui frollein

-Allez zou !

-Là bas il ya le food court, du coup, là où je vais devoir faire aussi à manger. En haut il ya les salles de cours, là-bas il y a le bar à sushis et encore d'autres trucs à manger. C'est la queue ça ? Excusez-moi, bonjour, c'est la queue pour euh... d'accord ! Il ya du monde !

-Il y a quoi d'autre à part ça ?

-Pas mal de trucs

-Mais tout est ici en fait. Les livres scolaires aussi. Où c'est qu'il y a le moins de queue possible ?

-Nulle part.

-Ok, bon bah on va attendre. Oulala elles sont jolies leurs chaussures dites-donc ! Ouhou ! Ouais, je crois que je vais retourner au salon du prêt à porter j'étais bien hier.

-C'est pas les plus belles chaussures mais au moins elles sont confortables.

Durant les six premiers mois, les étudiants vont suivre nombre d'ateliers pratiques, notamment en cuisine. Elles feraient tâche dans un défilé, mais ces chaussures de sécurité sont obligatoires derrière les fourneaux.

-Parfaitement confort, tout va bien pour moi.

-Logiquement il faut enlever, il faut tout enlever parce que quand vous serez en cuisine vous n'aurez rien en dessous. Vous aurez suffisamment chaud en cuisine pour ne pas mettre ni de t-shirts ni de veste en dessous.

-Bah voilà ! (Rires)

-Après il faut, quand vous croisiez les épaules, que vous ne soyez pas trop serré niveau des épaules. Pour le pantalon c'est bon ? Pareil c'est au niveau... alors du point de vue longueur, je ne peux pas faire grand chose, par contre si au niveau de ceinture et pareil il faut que vous soyez confortable que vous puissiez bouger.

Suite du marathon pour les nouveaux, l'essayage des uniformes pour le service. Tous à la même enseigne, dans le strict respect du dress code, les étudiants de la haute école de couture de Sierre sont réquisitionnés pour faire les retouches sur les costumes et tailleurs fournis par une entreprise spécialisée.

-Essayez en premier le pantalon avec la chemise à l'intérieur. Après on regarde la suite.

-Ok, merci beaucoup

-De rien ! Nickel là devant, ça va vous êtes bien ? Vous avez de la place pour bouger ?

-Oui oui c'est parfait.

-Faites voir les manches.

Confort et élégance au programme. Pour les filles, les manches de chemise ne doivent pas dépasser de celles de la veste.

-Juste le pantalon est-ce que vous pouvez vous tourner et mettre les talons sur les petits bouts de bois ? Donc comme si vous saviez des talons.

Hauteur des talons : 4 cm, pantalon à un centimètre du sol, jupe au genou ni plus, ni moins. Du haut de ses 19 ans, Alexandre semble à l'aise dans son costume. Peut-être parce qu'il est habitué des palaces, son père en dirige un.

-La longueur des manches, on va contrôler que ça. Vous pouvez juste tendre le bas. Ouais il vous va bien, nickel.

-Ben on reçoit le programme vendredi normalement et mardi on commence tout les cours spécifiques de l'année préparatoire. Donc je peux commencer en service comme en cuisine, on verra ça vendredi. J'ai un costume, je vais recevoir 5 chemises, 5 t-shirts blancs et un pantalon. Tout le monde a le même, on reçoit le même de l'école comme ça on est tous avec le même uniforme, la même couleur de cravate qui est la rouge. Voilà tous ce même uniforme aux services.

-Là j'ai tout récupéré, t'es allé chercher le tablier de cuisine toi ?

-Ouais je suis allé le chercher, maintenant je suis en train de plier, sortir un peu des sacs...

-Parfait, je vais faire la même chose. Il faut encore que je défasse ma valise.

-J'ai grandi dans des hôtels, j'ai vu mon père travailler, je connais le monde de l'accueil, de l'hospitalité, c'est un milieu qui m'attire, j'ai pas mal d'expérience dans ce domaine et j'accroche.

En plus d'être un enfant de la Bâle, Alexandre pratique le volley ball au niveau pro.

-J'ai vraiment hâte de lancer cette saison et de voir ce que ça donne sur le terrain. T'as déjà tout déballé toi ?

-Ouais j'ai tout déballé ouais

-C'est une équipe en général qui finit dans le top 3 top 4 suisse mais je suis prêt à relever ce défi, je suis très motivé pour concilier ma passion et mes objectifs professionnels qui est également ma passion. Et voilà, ça va être compliqué avec des entraînements chaque jour, avec des tournois, des matchs les week-ends... On part en coupe d'Europe en octobre ou en novembre en Roumanie, je vais devoir louper un jour de cours ou 2 donc grosse grosse année, gros programme qui m'attend mais je suis prêt. Il ya deux ans j'étais au centre sport études à Lausanne ici, c'était des lits simples et j'ai eu peur que ce soit les mêmes lits simples et vraiment les vrais petits lits simples. Mais là c'est des lits simples qui sont assez confortables, assez assez larges donc ça va et puis on s'entend bien aussi donc pour l'instant ça va ! Je peux ajouter les deux nouvelles cravates qu'on a reçu de l'école hôtelière.

-Ce n'est parfois pas évident pour les nouveaux arrivants de partager une chambre durant six mois avec un étudiant qu'ils connaissent à peine, mais ça fait partie de la vie d'un campus.

-C'est la première fois que tu vas vivre loin de chez toi ?

-Ouais, sans mon frère et tout ça voilà c'est donc assez perturbant mais on va voir ce que ça va donner. C'est un peu excitant et un peu effrayant on va dire. C'est l'attrait de l'aventure.

-Eh puis par contre tu t'organises un petit peu parce que vu qu'il est un petit peu quand même désordre...

-Mais pas du tout, c'est mon désordre qui est ordonné c'est pas pareil. Je vais faire gaffe, vu que je ne serai pas tout seul.

-ouais

-Vous, vous avez fait une école comme ça, de ce type là ?

-Non non, moi j'étais aux arts déco donc rien à voir, (rires) donc euh ouais... puis en stylisme donc non pas du tout dans la même même branche.

-C'est ce que je devais faire de base.

-Oui eh beh voilà, changement de programme, on va se fondre dans le moule là hein.

Dernière ligne droite pour Afrim

Afrim, 27 ans, est entré à l'EHL il y a trois ans et demi, il entame aujourd'hui son tout dernier semestre.

-On verra, je ne sais pas encore si je suis content de finir ou bien triste de partir, je sais pas encore, faudra décider un peu plus tard. Le foodcort c'est là où on mange tout le temps mais aussi qu'on travaille, qu'on se réunit, qu'ont fait nos groupes meeting aussi parfois. C'est vrai que ça nous manque assez vite cet esprit de l'école où on est tous ensemble, où on se voit tous les jours etc, donc dès qu'on se voit plus pendant un moment on a tendance à manquer un peu cet état d'esprit de vouloir revenir assez vite. Donc très très content de revenir oui. Aujourd'hui j'ai eu mon premier cours qui était donc entrepreneuriat qui était super intéressant et demain j'ai mon deuxième cours qui est innovation. Donc les deux derniers semestres c'est un peu spécial puisqu'on a donc trois classes que l'ont choisi nous, donc un peu des électifs. Moi j'ai entrepreneuriat et innovation et j'ai un troisième cours qui s'appelle donc qui est plus relié à l'hôtellerie qui s'appelle le managing demand for optimum performance, je n'ai pas encore eu ce cours là, ce sera sur une semaine, donc tous les jours de 8h à 18h, donc ce sera très intensif pendant une semaine et pour les deux autres cours, là ça se passe maintenant sur quatre semaines où c'est deux fois par semaine j'ai des cours.

Management, entrepreneuriat, l'année préparatoire et son lot d'ateliers semblent bien loin, mais il garde de bons souvenirs de ses apprentissages pratiques.

-Bonjour chef ! On fait un petit tour en cuisine rapidement ? Donc là on a vraiment la cuisine chaude ici, donc tous les plats chauds sortent d'ici. Il y a les entrées froides et cuisine froide qui sortent de là-bas au fond. Il y a aussi après tout ce qui est banquet qui est organisé un peu plus loin, donc dans une autre partie. À droite là-bas c'est les cuisines du restaurant gastronomique et là-bas c'est la boulangerie donc tout le pain, tout est produit ici. Vraiment tout le pain, les croissants, les viennoiseries absolument tout est produit ici directement, qui fournit les points de vente dans l'école. C'est aussi un atelier où on aime beaucoup passer du temps, il faut se réveiller un peu tôt mais ça valait la peine et très intéressant. Celui là c'était une semaine, foodcort production nous c'était je crois trois ou quatre fois pendant quatre semaines et après la plupart des ateliers c'était pendant une semaine à chaque fois. Donc là c'est un de mes ateliers préférés. Quand j'étais en AP, c'est le berceau des sens donc on a la chance d'avoir un restaurant gastronomique à l'école. Je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion de venir ici, c'est le restaurant gastronomique de l'école ici qui ne peut accueillir je crois après 80 couverts, quelque chose comme ça. Et c'est vraiment pas mal et en tant qu'étudiant on peut avoir l'occasion de venir y manger et venir goûter la cuisine gastronomique parce qu'on a la carte d'étudiant avec l'argent qu'il y a dessus on peut payer directement ici, on a 20% de rabais donc au final c'est pas vraiment trop trop cher non plus, ça reste abordable on disait pour un restaurant gastronomique. Et on a la chance d'avoir des meilleurs ouvriers de France qui travaillent dans la cuisine et qui nous coachent, qui nous apprennent des choses. Donc c'est vraiment le top du top qui apprend aux étudiants et ça c'est vraiment super cool.

Anina vise l'excellence

Anina, 21 ans, vient de commencer son avant-dernier semestre avec l'ambition d'obtenir 10 sur 10 en excellence. Multitâche, elle endosse en plus de ses cours le Buddy Programme qui consiste à parrainer un petit nouveau. Elle profite de sa pause déjeuner pour rencontrer Maeva la junior dont elle est la marraine.

-Et là maintenant tu es en bosque 5 ?

-Oui, c'est ma dernière année ! Après c'est fini. Mais il y a encore des choses à réussir jusqu'à ce que ce sera fini.

-Et après tu sais où t'aimerais travailler ou te diriger ?

-J'ai vraiment découvert des ressources humaines maintenant, j'aimerais bien prendre ce sentier.

-Mais t'aimerais aller dans l'hôtellerie ou complètement ailleurs ?

-J'aimerais bien rester dans l'hôtellerie au moins pour quelques années après si j'en ai marre, oui on a toujours la possibilité de changer dans le secteur du luxe ou même quelque chose de complètement différent. Et toi tu sais déjà ?

Le Buddy programme, une manière d'exercer ses aptitudes à l'encadrement et à l'accueil, les deux passions de la jeune bâloise.

-Je trouve que c'est un très bon système parce que après ce qui est très important pour l'école c'est le réseau des anciens et c'est aussi là où on commence à construire ce réseau un peu si on connait les personnes des autres années, des autres bosques aussi, c'est renforcé un peu.

-Oui c'est ça !

-Et tu connais beaucoup de personnes qui sont déjà à l'EHL ?

-Bah en fait, j'ai fait deux semaines au Beau-Rivage à Lausanne donc j'ai rencontré des étudiants...

Cafétéria, finger food, bar à sushis ou resto gastro, pour se nourrir les étudiants ont l'embarras du choix, tout dépend de leur budget.

-Je suis né puis j'ai toujours vécu en Suisse mais je suis d'origine du Kosovo. Donc je suis fils d'immigrés qui sont arrivés ici en 88. Il n'y a pas uniquement des gens dans cette école qui sont issus de familles aisées et puis qui ont peut-être une vie qui est beaucoup plus simple puisque mes parents étaient réfugiés politiques, ils sont arrivés on n'avait pas grand chose quoi, on était là, on habitait après Seichau qui est un quartier reconnu un peu entre guillemets difficiles etc... et puis, ou ils ont dû travailler puis ils m'ont montré l'exemple de la motivation pour pouvoir réussir et puis pas forcément que tout est acquis. J'ai un parcours aussi atypique puisque j'ai décidé au lieu de faire le gymnase etc et le parcours classique, plutôt de faire un apprentissage parce que j'avais envie d'être plus actif et puis d'avoir déjà un aperçu de la vie professionnelle. Donc j'ai fait un apprentissage de mécano sur quatre ans, donc je suis arrivé ici à 23 ans. J'ai fait donc l'année préparatoire, six mois ici, six mois de stage que je fais en Thaïlande. Donc c'est aussi un des arguments pour lesquels j'ai voulu faire l'EHL, c'était aussi une opportunité de voyager un petit peu, alors que c'était encore dans le cursus académique. Mon souhait maintenant c'est peut-être d'ouvrir un restaurant où on est en train d'essayer de négocier puis d'obtenir donc le lieu. C'est surtout maintenant la négociation du lieu, on ne sait pas exactement la date mais là les négociations sont en cours et puis il y aura rendez vous qui devrait être fixé bientôt aussi pour aller négocier avec eux.

L'introduction des nouveaux étudiants

Pour Emma et ses camarades, la course continue par le discours de bienvenue du directeur de l'EHL. Comme les sections anglaise et francophone sont réunies, Michel Rochât choisit la langue de Shakespeare.

"Chers nouveaux étudiants, vous n'avez pas choisi l'EHL, nous vous avons sélectionné. En tant que meilleure école hôtelière du monde, nous sommes directement reliés aux meilleurs établissements hôteliers. Chers nouveaux étudiants, la vie d'étudiant est très exigeante. Laissez-moi vous donner les trois clés du succès : le travail, le travail et le travail. Voilà nous sommes sur la même longueur d'onde ! Merci et bienvenue à l'EHL !"

La famille EHL c'est la première entité d'un ensemble bien plus vaste, car ici le réseautage est un maître mot.
Enfin l'apéro où les nouveaux et leurs parents vont avoir un aperçu goûtu de l'excellence.

-Elle s'est inscrite en médecine, elle voulait faire histoire de l'art et puis tout d'un coup elle a eu cette passion pour l'événementiel et l'hospitalité donc on l'a accompagné dans cette démarche. Ce que je lui ai toujours dit, le plus important c'est de faire ce qui lui fait plaisir de faire. Elle a choisi, et je lui fait cofiance je pense c'est un très bon choix. Bon c'est un peu une école où "we are the best", il y a un peu comme ça un peu un lavage de cerveau mais je fais confiance à ma fille pour rester critique et lucide sur "the we are the best".

Au revoir les parents, bonjour monsieur Laurent, l'oeil de l'EHL, le grand prescripteur du code vestimentaire et de la bonne conduite.

-Je ne vous connais pas et quand je vois vos visages, quand je vois votre attitude, votre sourire, votre façon de vous habiller, de me regarder, j'ai une assez bonne idée de votre état d'esprit. Un code vestimentaire ne veut pas dire que tout le monde doit mettre du sombre, du bleu ou du noir. Quand je vous regarde vous êtes presque tous en uniforme, mais si vous décidez d'aller aussi loin que ça... ce n'est pas bon. La première chose à faire est de prendre la cravate, de la plier en deux, attention à la matière en la pliant, l'idée est vraiment de la plier comme ça et de la garder plate. Et s'il vous plaît, personne dans cette salle ne fera on and off s'en défaire le noeud ! Non ! Chaque soir vous défaites le noeud et vous le refaites, que vous soyez en atelier boulangerie ou aux ménages, vous devez être parfaits. Alors, bienvenue dans le monde du repassage pour certains d'entre vous ! Voilà une question que vous devez avoir en tête tout les matins : aujourd'hui, est-ce que mon apparence professionnelle est en adéquation avec les valeurs de l'EHL ? Et je ne vais pas vous crier dessus et vous renvoyer dans votre chambre non non... Nous avons une manière très professionnelle de le faire. Vous recevrez une petite carte de ma part : aujourd'hui votre apparence professionnelle n'est pas en adéquation avec les valeurs de l'EHL. Vous recevrez cela et ce n'est que le début, parce que quand je vous donne celle-là, vous devez me donnez votre carte EHL. Et si vous ne l'avez pas avec vous sur le campus, vous êtes mort ! Vous ne pouvez pas bouger, vous ne pouvez pas manger ni boire, rien ! Elle est dans ma poche. Le principe c'est : mauvais dress code, je prends votre carte et vous avez deux heures pour vous changer. Partout sur le campus des gens vous observent, beaucoup de gens, tout le temps.

-Ils essaient quand même à bien nous pousser à être chacun soi-même, chacun assez original et même malgré le dress code, gardien de notre style même si quand même pas au final c'est assez paradoxe parce que on est tous pareils, tous habillés dans les mêmes façons. On va voir comment ça va se dérouler. Fin, moi pour l'instant ça ne me dérange pas encore trop comment je suis, puis si j'arrive à mettre un peu plus de frivolités dans mes habits pourquoi pas ! Notamment mes cheveux, c'est peut-être le seul truc que je pourrais garder donc autant en profiter. Mais si on va me dire oui, à me faire chier parce que mon pin's est de biais, là je vais l'avouer c'est un peu pousser mémé dans les orties ! C'est le noeud de cravate classique c'est à dire c'est celui qu'ils nous ont conseillé de faire, et de garder pour toute l'année et les quatre ans. L'année passée quand j'étais venu sur le campus aussi j'avais dû apprendre mais, entre temps j'ai oublié vu que c'est pas vraiment du tout ce que je porte toute l'année. Je suis plus du style à porter des gros pulls et tee-shirts.

-Et concernant tes bracelets ?

-Je vais devoir les enlever, ce qui me fait assez mal... Voici !

Anina tient en plus le rôle d'ambassadrice de l'école. Elle file préparer sa prochaine mission qui consistera à expliquer le cursus aux étudiants intéressés, dans le cadre d'un salon à Paris.

-Désolée pour mon retard... (rires) Alors je vais prendre place.

-Absolument. Ça va ? Tu as passé une bonne journée ?

-Oui oui c'était bien, une longue journée mais... (rires)

-Donc tu vas faire ce forum en fait pour aller informer en fait les étudiants qui seraient intéressés par l'école hôtelière. Merci d'être dispo. Du coup on va juste voir aujourd'hui rapidement deux trois choses que tu dois savoir pour pouvoir parler avec les personnes qui vont venir te voir. Donc on va commencer déjà par le programme bachelor, je pense que tu le connais.

-Alors je sais plus ou moins ce qui est contenu dans les semestres (rires). Est-ce que tu vas m'envoyer la présentation après ? Les slides ?

-Je peux si tu veux ouais

-Ça serait bien, comme ça il ne faut pas prendre note.

-Tu pourras dire aussi sur le forum toutes les informations clés sur l'école, donc fondée en 1893, à peu près 2700 étudiants inscrits, on comprend aussi ceux qui sont en stage dans ce chiffre. On a donc deux rentrées : février et septembre, bien sûr. Environ 114 nationalités sur campus. Je pense que tu dois savoir : deux tiers en anglais, un tiers en français, donc les deux sections. Et on a plus de 30 comités. Là, pareil, tu pourras parler un peu des comités, la vie étudiante, les différents événements que tu as pu faire, si tu as participé à des événements dans les comités, ou si tu as été toi-même dans un comité et dans l'organisation. Du coup voilà. Les alumni, très important aussi, on a quand même un des plus grands réseaux. Exactement !

Autre salle, même ambiance studieuse. Afrim est président d'un des nombreux comités d'étudiants existants à l'école. Il s'occupe du club des entrepreneurs qui organise des rencontres avec des start-up, des visites d'entreprises et encourage les étudiants à créer des réseaux. Bref, à leur donner le goût d'entreprendre.

-Je suis arrivé dans le comité il y a trois ans. Au début où je m'occupais plus de sponsoring disons et puis des partenariats. Et puis je suis revenu de stage et puis j'ai pris la vice présidence et maintenant président pour ce semestre. En fait ce qu'on essaie de faire c'est déjà de trouver qui sont les entrepreneurs, d'aider les gens qui ont des idées de start-up et de pouvoir peut-être un petit peu les coacher. On fait aussi un peu le lien par rapport à l'école ou on les met en relation avec les bonnes personnes, on essaie de créer un réseau aussi en dehors de l'EHL parce qu'au final à l'école hôtelière les gens ils ont à peu près le même type de compétences, donc ce qui est intéressant pour nous après c'est de pouvoir créer des contacts avec des gens l'EPFL, de l'EPFZ, et puis de pouvoir partager aussi nos connaissances. Nous on est plus des salesmen en gros, on peut faire des business plans, machin, c'est pas un problème. Mais après s'il faut plus des compétences techniques, des développeurs, de choses comme ça, nous on n'a pas ces compétences là donc c'est pour ça que c'est intéressant aussi de pouvoir établir d'autres réseaux.

Et pour clore cette semaine d'introduction, rien de tel qu'une petite fête. Au programme : chasse aux trésors, petit bizutage au passage, tout ça pour créer l'esprit d'équipe et le team building comme on dit ici.

-Je vais faire ma valise pour Paris, j'ai déjà commencé un peu. Je vais aller au salon des grandes écoles pour l'école hôtelière de Lausanne parce qu'on va avoir un stand là bas pour attirer encore plus d'étudiants et pour aussi défendre la réputation de l'école là-bas. On peut marquer la présence aussi au contexte international.

-Tu gagnes quelque chose ? Tu es un petit peu payée non pour ce travail ?

-Oui, alors 10 francs suisses par heure sur notre carte snp. Alors après on peut aller manger, boire, acheter des petits chocolats à la boutique avec ses 10 francs par heure. Alors c'est pour moi, c'est complètement bien comme ça parce qu'après je le fais aussi parce que j'aime bien l'école que j'ai choisi et que j'ai vraiment la chance de la faire et j'aime bien partager mes expériences.

Paris, salon des grandes écoles de commerce et d'ingénieurs. Anina est accompagnée par une conseillère aux admissions. Avant l'arrivée des premiers visiteurs, elles évoquent la dernière année de la jeune ambassadrice.

-Du coup tu es quand même très investie aussi au niveau des ambassadeurs ?

-Oui oui, c'est vraiment ça que j'aime faire parce que je suis très contente de faire cette école et c'est pour ça que c'est aussi très facile de partager mes expériences avec les autres.

-Bon je pense que bosque 6 va être extrêmement chargée donc c'est bien que tu ne t'investisses pas trop dans les comités

Oui ! Mais c'est cool.

-Moi je suis de la section anglaise peut être que vous l'avez déjà entendu. (Rires) Et chez moi dans ma section c'est vraiment très tourné vers l'international. Dans la section française c'est plutôt francophone, parce que c'est vraiment la France et la partie Suisse romande. Ça commence par cette année préparatoire, il va y avoir des workshops de cuisine, de service, en plus on va faire les chambres des autres, la réception, l'oenologie un peu. Après c'est cinq fois on va partir pour le premier stage, partout dans le monde il a des hôtels donc ça veut dire que vous pouvez aller partout dans le monde ! Après vous revenez et c'est vraiment le programme Bachelor qui commence.

-L'ambiance de l'école etc ?

-C'est très agréable, j'aime bien parce que c'est assez dynamique.

-Vous avez pu faire des stages vraiment dans des établissements connus, luxueux ?

-Oui, alors j'ai fait mon premier stage dans un hôtel très réputé en Suisse, Victoria ça s'appelle, c'est touristique. Et mon deuxième je l'ai fais ici sur Paris dans le Meurice.

-Le Meurice ?

-Oui.

-Est-ce que on trouve facilement du travail après ou pas ?

-Normalement c'est assez facilement parce que après six mois après avoir obtenu le diplôme, 97 % des diplômés ont obtenu un poste fixe, alors c'est quand même beaucoup.

-Quel est le prix ?

-Pour les quatre ans ensemble c'est 155 mille francs suisses.

-Suisses ?

-Oui, francs suisses.

-155 mille francs. Les Suisses sont privilégiés car l'école a un accord avec les HES-SO, ils payent la moitié, soit 76 mille francs.

Emma s'est réveillée à l'aube et se dirige d'un pas sécurisé vers son premier atelier dans les cuisines de l'école.

-Bonjour ! C'est ici pour la boutique Gourmet ?

-La boutique gourmet oui ! Je vous laisse vous préparer.

-Je sais même pas si c'est comme ça qu'on le met...

-Alors Emma t'as fait, tu t'es fait un petit chignon spécial ce matin ?

-Oui, un espèce de donut qui prend à peu près 20 minutes à faire. Mais je pensais que c'était obligatoire, sur la petite photo la fille elle l'avait alors je me suis dit bon je le fais... au moins il tient !

-Vous venez par là tout le monde ? On essaye d'être prêt pour sept heures hein, bien habillés ! Alors, pour les jours à venir, là il est déjà sept heures, ça sera 7 heures prêts, habillés, là c'est votre première heure de cuisine c'est ça ?

-Oui !

-C'est pour ça, prenez bien l'habitude de 7 heures. Sept heures c'est prêts, c'est pas...

Emma et ses camarades vont confectionner de A à Z tout ce qui sera vendu trois heures plus tard à la boutique gourmet du campus, un service traiteur à emporter. Le groupe est encadré par un meilleur ouvrier de France.

Autre rythme de rentrée pour Afrim dans sa petite garçonnière lausannoise, le campus et ses chambres à 2 semblent bien loin.

-Donc voilà mon petit chez moi ! Il y a Dali, il y a James Dean et Batman. C'est en attendant que je puisse accrocher mon premier Picasso. Là c'est.. parce que six donc c'est le dernier semestre, il y aura ce fameux SBP et donc c'est un peu le projet qui est attendu par tout les élèves. Les sociétés qui embauchent des groupes d'étudiants de l'école pour, en fait, faire neuf semaines de consulting sur un projet qu'ils ont, que ce soit marketing, financier, peu importe, il y a pas mal de domaines différents. Et puis donc là on va voir un peu comment ça va se passer.

Le sbp soit le Student Business Project, est la dernière épreuve avant l'obtention du Bachelor. Reste à trouver un projet motivant, intéressant, bref aussi bien nouée que sa cravate.

-Alors pour la pose de la cravate, j'ai un petit secret : je ne défais jamais les noeuds, donc comme ça le matin je me réveille, je perds pas encore 5 minutes a faire un noeud de cravate, tout est prêt, je sais que c'est à la bonne taille. En fait j'aime bien être habillé en costume déjà, donc ça fait une uniformité aussi au niveau de l'école surtout qu'on garde une liberté en fait, c'est pas vraiment qu'on a un uniforme c'est qu'on doit être en costume et après on peut tous mettre un petit peu notre touche personnelle et puis... non je trouve ça assez assez cool. Moi j'aime bien déjà ce type de cravate, je sais pas comment vous appelez ça, cravates-chaussettes peu importe, moi j'aime bien. Et puis sinon le bouton de manchette en général, je trouve que ça fait assez classe et puis ça fait un peu touche personnelle on peut mettre un peu d'originalité. J'en ai plein qui sont un peu différents et c'est selon l'humeur du jour. Et puis et pour pas que ça me coûte trop cher au général et s'achète en chine sur Aliexpress.

-On se voit où à 11h ?

-Alexandre on va se voir ici à 11h, juste ici derrière pour ne pas être devant les clients.

-D'accord.

-Vous n'avez pas votre badge encore.

-Oui, je dois aller le chercher ?

-Ah oui, vous alliez le chercher maintenant.

-Je reviens, je vais aller en courant dans sa chambre...

Premier atelier banquet pour un Alexandre pas vraiment bien heureux ce matin. Dans le temple de l'accueil, tout écart au règlement et au code vestimentaire est inacceptable.

-Si on arrive avec plus de 15 minutes de retard, c'est refus et on a un moins en point à la note sur six de la semaine, donc on part avec un 5 sur 6, ce qui réduit beaucoup les chances de passer. Mais on a quinze minutes. Hier il y en a deux qui sont arrivés 20 minutes de retard, ils ont dû stopper la journée puis moins un point direct. Il n'y a pas d'excuses qui sont valables. Quand j'ai dû repasser ma chemise ce matin, toujours vérifier qu'il n'y a pas de tâches sur le costume, derrière, devant...

-Qui t'a appris à repasser une chemise convenablement ?

Repasser les chemise c'est mon père, c'était y'a 3/4 ans, mais voilà. Ça se fait rapidement, puis là je repasse je me concentre surtout sur l'avant on n'enlève pas le costume donc l'arrière c'est pas grave s'il n'est pas trop bien repassé.

-On enlève le bracelet tout de suite, pas de bague, on ferme le petit bouton qui est en haut, le boss c'est jeudi soir... ok... les chaussettes noires..

-On va vérifier que tout le monde soit là. Èlisa est là ? Alexandre ? Théo ? Et Marie ? On a tout le monde, merveilleux !

L'une des particularités de l'école est de placer les étudiants en situation réelle.

-Demain il y a 260 étudiants qui viennent de l'EPFL pour un café. Pendant la journée ils vont étudier et pendant les temps de pauses ils vont venir boire du thé et du café ici. Les viennoiseries donc, elles seront ici au milieu, petits pains, serviettes, assiette à pain. Le citron viendra demain et bien sûr sucrier et ta table cocktail ici, avec vos sucrier, poubelle et serviettes. Parfait !

-Merci !

-T'as déjà fait ce type de travail dans l'hôtel de ton papa ?

-Non, j'ai jamais travaillé dans les établissements mon père. J'aime pas, c'est pas que j'aime pas c'est que les gens ils savent que je suis le fils du directeur donc c'est un peu différent que de travailler dans un établissement indépendant. J'ai fait pas mal de stages et des préparations de banquet etc j'en ai fait quelques unes.

-Comme ceci. En triangle ! Voilà, vous y êtes ? Alors voir un petit peu l'éventail...

Nouvelle étape pour Afrim, il va découvrir aujourd'hui le sujet de son SBP.

-C'est mon dossier sur lequel on va bosser pendant deux mois, un peu plus de deux mois et demi maintenant. Donc ça va être le début de ce grand projet donc on va voir comment ça va se passer c'est le projet final aussi de l'EHL donc c'est assez excitant. Donc ça c'est ma team. Le but quand on fait la team aussi c'est d'être assez complémentaires entre nous, pas de tous avoir les mêmes capacités et puis les mêmes compétences donc pouvoir faire un travail le plus efficacement possible, donc on va voir. Si ça marche ou pas on vous dira dans 9 semaines si on s'est engueulé tout le long ou si ça a marché.

-Moi je sans la pression là.

Dans quelques minutes Afrim et son équipe apprendront par laquelle des 39 entreprises partenaires ils ont été choisis. Une sélection déterminante, deux mois et demi de travail, un diplôme, voire une mention à la clé, l'enjeu est de taille.

Le monde merveilleux du travail, Alex s'y frotte pour la première fois.

-Ouais j'ai du les couper, j'ai dû y passer samedi : 7 mm et 5 cm maximum, par conséquent étant donné que j'avais quoi, 15 centimètres sur le dessus, j'ai dû passer chez le coiffeur. Ça fait pas plaisir de voir ses cheveux tomber. Mais bon, ça dure six mois donc ça va. Bonjour monsieur !

Afrim et ses coéquipiers aimeraient travailler sur l'organisation des jeux olympiques de la jeunesse, prévus en 2020 à Lausanne. Mais ils ne sont pas les seuls. Une équipe jubile, mais ce n'est pas celle d'Afirm. Afrim et les siens ont obtenu leur troisième choix, mais ils ne se laissent pas abattre.

Prochainement dans À l'école hôtelière :

-Il travaille très bien du moment qu'il se concentre sur son travail. Après c'est vrai qu'il va vite se dissiper et aller jouer un petit peu avec ses camarades.

-C'est mes camarades qui viennent jouer avec moi monsieur...

(Vous avez une énergie, j'aime beaucoup. Très bien, très très bien, gardez ça. Seulement beaucoup plus organisée.

-Ça marche vraiment... Non je suis conscient qu'il faut bien le faire mais bon... je pense qu'avec une approche un petit peu plus ludique ça serait mieux.

-Des fois ça me rend un peu triste parce que quand je suis là, à Bâle, je me dis toujours que je vais plus jamais avoir vraiment la vie où je passe tous les jours ici une fois que je vais avoir terminé l'école c'est pas vraiment réaliste que je rentre à la maison.

-Est-ce que tu vois une autre option ?

-En tout cas, jusqu'à maintenant on n'en a pas vu. Bah, y a encore pas mal de taf donc du coup on va voir comment on va faire parce que moi dans trois quarts d'heure je dois me casser.

Retranscrition libre de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=zZ2Qx9bUViU

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